Les mythes liés à la presse locale – 2

MYTHE [ mit ] n. m. – 1803 n. f. ◊ bas latin mythus, grec muthos « récit, fable » ▪ 2 FIG. Pure construction de l’esprit.

Selon la définition du Petit Robert, bien qu’un mythe n’ait rien à voir avec la réalité, ses effets se ressentent dans le monde réel. Sans pouvoir identifier leur origine, il persiste plusieurs mythes à propos de la presse hebdomadaire locale et ce, malgré tous les efforts déployés par l’industrie au cours des cinq dernières années pour en venir à bout.

Dans ma chronique précédente, j’ai tenté de détruire trois mythes, à savoir que de un, personne ne lit les journaux locaux, que de deux, le public n’est pas intéressé au contenu des journaux locaux et que de trois, le lecteur type est une femme âgée sans éducation ni moyens financiers.

Cette semaine, je m’attaque à deux autres mythes.

MYTHE 4 : Les quotidiens permettent de rejoindre le même public lecteur que les hebdos.

J’ai souvent entendu dire, particulièrement par des gens issus d’agences de publicité, que les journaux quotidiens permettaient d’atteindre la plupart des Québécois et qu’en se sens, la presse locale n’était pas nécessaire pour atteindre les objectifs de portée de la campagne publicitaire.

En réalité, le tiers des lecteurs de journaux locaux ne lisent pas les quotidiens, soit 1 164 900 personnes, ce qui fait d’eux une cible parfaite pour les hebdos. Dans cette veine, les quotidiens et les journaux locaux sont complémentaires pour atteindre une portée maximale.

Portée exclusive des journaux locaux – 2010

Source : StatHebdo 2010.

MYTHE 5 : Les hebdos locaux ne sont pas lus à Montréal

En région, on peut facilement palper l’importance qu’accordent les gens à leur journal local, puisqu’il s’agit souvent du seul média qui parle d’eux et de leur quotidien.

À Montréal, plusieurs estiment que les « journaux de quartier », comme on les appelle souvent, ne parviennent pas à recueillir la même ferveur qu’en région en raison de la multiplicité des sources d’information. Erreur. Où la population d’un quartier peut-elle lire à propos des événements qui se déroulent à quelques rues de chez elle ? Certainement pas dans un quotidien ou à la radio, qui diffusent généralement des informations d’intérêt national. L’hebdo joue donc un rôle informatif unique et de premier plan, même en ville.

Le taux de lecture hebdomadaire des journaux locaux à Montréal atteint 59 %, soit tout près du taux national. Toutes les semaines, 1 413 000 personnes consultent leur journal local, faisant de Montréal RMR le plus grand bassin de lecteurs en matière d’agglomération urbaine.

Nombre de lecteurs de journaux locaux par semaine – 2010

Source : StatHebdo 2010.

Voilà qui complète cette série de deux articles sur les mythes liés à la presse locale. La prochaine chronique vous fournira des astuces pour maximiser l’impact d’une publicité dans un journal.

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